Histoire
L'Union sportive de Quevilly Rouen Métropole, abrégée en US Quevilly, Quevilly Rouen Métropole ou parfois QRM, est un club de football français fondé en 1902 sous le nom d'Union sportive quevillaise et situé au Petit-Quevilly, dans la banlieue ouest de Rouen en Normandie.
D'abord dans l'ombre des deux principaux clubs haut-normands, Le Havre AC et le FC Rouen, qui remportent presque tous les titres régionaux, l'US quevillaise profite de leur passage au professionnalisme en 1933 pour remporter ses premiers titres régionaux.
Alors que les championnats professionnels et amateurs sont séparés jusqu'en 1970, l'US quevillaise s'impose dans les années 1950 et 1960 comme l'un des tous meilleurs clubs amateurs de France. Elle participe régulièrement aux phases finales du championnat de France amateur et en remporte quatre fois le titre, en 1954, 1955, 1958 et 1967.
Malgré ces performances sportives, le club ne cherche pas à devenir professionnel, mais lors de la réforme des compétitions en 1970, le club est sélectionné pour participer à la nouvelle deuxième division ouverte aux clubs amateurs. Il y évolue pendant deux saisons, avant que le championnat ne soit resserré. Alors que le club évolue en Division 3, il dépose le bilan en 1978 et doit repartir en bas de la hiérarchie du football français, au niveau départemental. Le club remonte les échelons un par un et retrouve le niveau national en 1999. Il est promu en Ligue 2 en 2017 et accède au statut professionnel pour la première fois.
Le club s'est distingué en atteignant deux fois la finale de la Coupe de France, en 1927, face à l'Olympique de Marseille, et en 2012, face à l'Olympique lyonnais.
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Débuts du club (1902-1918)
L'Union sportive de Quevilly est fondée le 22 octobre 1902 par des membres du Cercle pédestre quevillais (CPQ), dont Amable Lozai et Jules Manneville, fâchés du refus du CPQ d'acheter un ballon pour la pratique du football. La section football de ce nouveau club omnisports connaît rapidement un grand succès. En 1904 le club forme cinq équipes avec 104 joueurs. Démunis d'installations propres, les joueurs doivent souvent se contenter d'un terrain vague ou d'une place publique où ils plantent des poteaux de but et jouent sans autorisation. Le club parvient finalement à louer un terrain, rue Guillaume-Lecointe.
Le club est membre fondateur de la Ligue athlétique de Haute-Normandie qui est créée en mars 1903 par plusieurs clubs omnisports normands. La section football participe ainsi au championnat de cette nouvelle ligue : elle est tout d'abord finaliste du championnat de première série à l'issue de la première saison 1903, puis fait de même en 1904, l'équipe remportant ensuite le titre en 1905.
Le club adhère rapidement à l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), la fédération sportive laïque et amateur la plus importante, ce qui permet à la section football de prendre part au championnat de Normandie de l'USFSA au sein duquel évoluent deux équipes réputées : le Havre AC (double-champion de France USFSA en 1899 et 1900) ainsi que le FC Rouen, qui se partagent alors l'essentiel des titres régionaux. L'USQ rencontre aussi dans ce championnat d'autre clubs emblématiques de la région tels que le CS havrais, l'US Fécamp ou encore le FC Dieppe. Le club joue également des rencontres amicales contre des clubs parisiens (comme le CA de la Société générale ou l'USA Clichy) et contre d'autres clubs provinciaux comme les Burdigala de Bordeaux, ou encore l'US Tourcoing. L'USQ passe à l'époque pour « une des équipes provinciales les plus sérieuses ». Les couleurs jaune et noir du club apparaissent à cette époque, lors d'un match contre l'AS française à la Pâques 1907.
Son terrain ayant été réquisitionné en 1910 pour être transformé en carrière, le club manque de disparaître. Albert Lebas le sauve en mettant à sa disposition une parcelle pour aménager un vrai terrain de football. Le stade de la Porte-de-Diane, comme il est communément appelé, est inauguré le 13 octobre 1912 lors d'un match contre le FC Rouen.
La Première Guerre mondiale ralentit les activités et le développement de l'US Quevilly. Les joueurs sont mobilisés et doivent partir pour le front. Ils sont remplacés par ceux qui n'ont pas encore l'âge de porter l'uniforme. Une « Coupe de Rouen » est instituée et le club s'incline en finale contre le FC Rouen sur le score d'un but à zéro, après des décisions arbitrales très controversées. Les jeunes Quevillais battront, ensuite, régulièrement leurs voisins rouennais lors de matchs amicaux.
De nombreux membres du club meurent dans les tranchées ou sont mutilés. En février 1918, le club est également endeuillé par la mort du vice-président Mettier, qui disparaît des suites d'une longue maladie. En novembre 1918, faute de joueurs, le club met ses activités en veille.
Le développement de l'entre-deux-guerres (1919-1939)
Le 20 août 1919, le club adhère à la Fédération française de football association, nouvellement créée, et participe à la création de la Ligue de Normandie, qui organise un championnat régional. Le club est, à nouveau, en mesure d'aligner quatre équipes, puis rapidement une cinquième, dans son stade aménagé bénévolement par les sociétaires. En mai 1920, le président délégué Albert Lebas et le secrétaire Georges Dumesnil démissionnent. Amable Lozai, jusque-là président d'honneur du club, en devient président. Albert Lebas devient président d'honneur et délégué du club auprès de la fédération française. Des travaux sont effectués sur les installations du club et la réfection totale du terrain est réalisée. Lors de la saison 1921-1922, le club accueille plusieurs joueurs britanniques, Walter Poodefoot, Iles, Norman Deans, Sloane et les deux frères Wade, mais le championnat de Normandie est toujours dominé par le FC Rouen et le Havre AC.
En 1923, le club, qui atteint pour la première fois le stade des 32es de finale de la Coupe de France, bat l'Amiens AC par trois buts à zéro avant d'être éliminé au tour suivant par le RC Roubaix, cinq buts à un. En 1927, le club atteint la finale de l'épreuve principale du football français, après avoir éliminé respectivement le champion du Nord, l'Amiens AC, sur le score de deux buts à zéro, ses rivaux du FC Rouen en 8e de finale sur le score de deux buts à zéro, à Lille, l'US Suisse sur le score de quatre buts à un (quatre buts de Lucien Fagris), et à Marseille, le Stade raphaëlois sur deux matchs : 1-1 et 2-1 .
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Effectif
| # | Gardiens | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| S. Bathily | 1 | 0 | |
| A. Belabes | 0 | 0 | |
| A. Bettahar | 0 | 0 | |
| J. Guittard | 0 | 0 | |
| L. Heudier | 0 | 0 | |
| S. Labadi | 0 | 0 | |
| M. Lacaille | 0 | 0 | |
| C. NLandu Osia | 0 | 0 | |
| N. Panteghini | 0 | 0 | |
| T. Sanglier | 8 | 0 | |
| T. Vezier | 0 | 0 |
| # | Défenseurs | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| A. Akinleye | 4 | 0 | |
| D. Archambault | 2 | 0 | |
| Z. Belabes | 8 | 0 | |
| I. Diack | 0 | 0 | |
| E. Diawara | 1 | 0 | |
| E. Garnier | 0 | 0 | |
| K. Gomis | 0 | 0 | |
| N. Goupil | 1 | 1 | |
| V. Hauchard | 6 | 0 | |
| M. Kadi | 0 | 0 | |
| M. Kante | 8 | 0 | |
| B. Lartisien | 0 | 0 | |
| K. Ndondo | 4 | 0 | |
| L. Portier | 9 | 0 | |
| P. Vignaud | 0 | 0 |
| # | Milieux | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| A. Alibert | 0 | 0 | |
| L. Betrom | 2 | 0 | |
| A. Chebbi | 2 | 0 | |
| T. Collobert | 0 | 0 | |
| N. Denis | 0 | 0 | |
| A. Dia | 0 | 0 | |
| A. Dupuis | 0 | 0 | |
| M. Fall | 7 | 0 | |
| C. Gbaka | 9 | 1 | |
| N. Hamdi | 0 | 0 | |
| H. Hammond | 0 | 0 | |
| I. Lakhamy | 0 | 0 | |
| P. Lebourg | 6 | 0 | |
| L. Letailleur | 0 | 0 | |
| A. Mainemare | 7 | 0 | |
| A. Romney | 9 | 0 | |
| M. Samb | 8 | 3 | |
| E. Talle | 0 | 0 | |
| B. Nganou | 0 | 0 | |
| L. Yaya | 2 | 0 |
| # | Attaquants | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| E. Boketsu | 6 | 1 | |
| A. Diallo | 9 | 2 | |
| D. Kane | 5 | 0 | |
| S. Kane | 4 | 0 | |
| L. Maréchal | 4 | 0 | |
| D. Monteiro Fidalgo | 2 | 1 | |
| H. Ratel | 4 | 0 | |
| B. Senghor | 0 | 0 |