Histoire
La section féminine de l'En avant de Guingamp est un club de football féminin français basé à Guingamp. Le club fut créé en 1973 sous le nom de Saint-Brieuc Sports Chaffoteaux, en tant qu'association sportive au sein de l'entreprise Chaffoteaux et Maury à Ploufragan.
L'équipe évolue dans le Championnat français de 1re Division de la fin des années 1980 jusqu'à la saison 2024-2025, quasiment sans discontinuité, ne visitant la division inférieure que lors de la saison 2005-2006 ; le club a connu une période faste à la fin des années 1980, empochant à son apogée en 1989 le titre de Champion de France. Il a subi depuis sa création de nombreux bouleversements institutionnels : il prit le nom Saint-Brieuc FF en quittant l'entreprise Chaffoteaux (1999-2003), puis Stade briochin lors de l'absorption de la section par le club de Saint-Brieuc (2003-2011), et enfin En avant de Guingamp - section féminine en intégrant le club professionnel guingampais.
L'équipe fanion du club évolue à l'Akademi EAG à Pabu, mais à aussi eu l'occasion de jouer au stade de Roudourou à Guingamp lors de certaines affiches lorsqu'elle évoluait en première division.
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Les débuts (1971-1980)
Alors que le football féminin n'est reconnu officiellement par la Fédération française de football que depuis 1 an (29 mars 1970), Josette André et plusieurs de ses collègues, ouvrières dans l'usine de chauffe-eau de Chaffoteaux et Maury à Ploufragan, décident de créer une Association Sportive au sein de l’entreprise pour pratiquer le football. Elles ont pour la plupart découvert ce sport l'année précédente, lors d'un tournoi entre ateliers qui faisait suite à un pari. L'équipe féminine "corpo" inscrite à la Fédération sportive et gymnique du travail évoluera à 7 pendant deux ans, avant de s'affilier à la Fédération française de football pour participer à un championnat à 11 joueuses. Le club, dépendant du Comité d'Entreprise de Chaffoteaux et évoluant en parallèle à une section masculine (Union Sportive de Chaffoteaux), prendra le nom de Saint-Brieuc Sports Chaffoteaux et commencera son aventure dans le championnat régional de la Ligue de Bretagne.
La découverte de l'élite (1980-1986)
Les Costarmoricaines atteindront le Championnat national de Division 1 à la fin des années 1970, et ne quitteront plus l'élite pendant plus de deux décennies. En 1981, Josette André, bien que toujours joueuse, passe à la direction du club et occupe même pendant quelque temps le poste d'entraîneur, créant au passage l'une des premières écoles françaises de football féminin. De 1980 à 1986, l'équipe se rapproche progressivement de la première place du groupe composé des équipes de l'ouest de la France et se forge au fil des années deux rivalités durables : une en Bretagne avec le Stade quimpérois, et une autre dans le sud-ouest avec l'ASJ Soyaux, que les Briochines affrontent à de nombreuses reprises lors des phases éliminatoires. C'est d'ailleurs à 1 point derrière les Sojaldiciennes qu'elles échoueront dans leur quête des demi-finales lors de la saison 1985-1986.
L'apogée (1986-1992)
Emmené par l'emblématique Elisabeth Bougeard, dont le pied bot opéré à l'âge d'1 an n'empêche pas d'être une merveilleuse technicienne au milieu du terrain, le Saint-Brieuc SC atteint pour la première fois les demi-finales du Championnat de France en 1987, survolant sa poule du Nord-Ouest devant l'US Montfaucon, en ne concédant que 2 matchs nuls pour 12 victoires. Les demi-finales, qui se jouent alors en deux poules de 3, seront par contre très décevantes ; l'équipe s'incline à deux reprises face au FCE Le Neubourg (2-3) et au VGA Saint-Maur (1-2), tenant du titre et futur champion. Les Briochines atteignent également les demi-finales la saison suivante, en sortant le Toulouse OM en quart de finale, mais elles butent à nouveau face à l'ogre saint-maurien.
La troisième demi-finale sera la bonne. Lors de la saison 1988-1989, l'équipe entraînée par Yvan Le Quéré et comptant dans ses rangs plusieurs internationales françaises telles que Isabelle Le Boulch, Françoise Jézéquel, Anne Gouëzel ou Ghislaine Baron écarte sur sa route l'OS Monaco, puis le Poissy JSF, avant de s'offrir la première finale de Championnat de son histoire. Les Costarmoricaines retrouvent l'ASJ Soyaux en finale. Les deux équipes n'arrivent pas à se départager et le tableau d'affichage indique 2 buts partout à la fin du temps réglementaire (deux buts pour les Bretonnes inscrits par Isabelle Le Boulch et Françoise Jézéquel). Les deux équipes se départageront donc à la "loterie" des tirs-au-but, et ce sont les Briochines qui remportent finalement la mise (5 tab à 4).
Les deux saisons suivantes seront décevantes, les Bretonnes ne réussissent pas à défendre leur titre et échouent par deux fois au stade des quarts de finale face au futur vainqueur de l'épreuve : le VGA Saint-Maur en 1990, puis le FC Lyon en 1991. Pour la dernière saison où un tournoi clôt le Championnat de France (1991-1992), le Saint-Brieuc SC se hisse jusqu'en finale après des victoires face aux rivales sojaldiciennes puis lyonnaises. Il échoue cependant en finale face au FCF Juvisy, 3 buts à 2. Menées de 3 buts à 20 minutes de la fin, les Bretonnes en remontent deux en l'espace de trois minutes grâce à Isabelle Breton et Isabelle Le Boulch ; en vain, les Juvisiennes soulèvent finalement la coupe.
Un rôle d'arbitre (1992-1999)
Le passage à un championnat à une poule unique sera difficile pour les Briochines qui auront besoin de deux saisons d'adaptation pour rejouer les premières rôles, ayant perdu également des joueuses cadres telles que Ghislaine Baron après la finale de 1992. Elles terminent par deux fois loin des premières places, à des 8e et 7e places dangereusement proches de la zone de relégation.
De 1990 à 1998, le Championnat est dominé par deux équipes qui se partageront sans exception tous les titres : le FCF Juvisy et le FC Lyon. Mais dès la saison 1994-1995, le Saint-Brieuc SC retrouve une place d'arbitre, voire d'outsider pour le titre ; pendant cette période, le club finit régulièrement à de solides 4e et 5e places du classement final. L'équipe est alors spectaculaire et très offensive, terminant systématiquement dans les meilleures attaques du Championnat ; comme en 2000 où les Briochines finissent la saison avec la deuxième meilleure attaque derrière le Champion toulousain, avec 71 buts inscrits, mais 48 buts encaissés. Le point culminant de cette époque est la troisième place obtenue lors de la saison 1996-1997, devant le FC Lyon mais relativement loin du Champion, le FCF Juvisy, et de son dauphin, le Toulouse OAC.
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Effectif
| # | Gardiens | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| 1 | T. Bartouche | ||
| 16 | Adrián Ortolá |
| # | Défenseurs | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| 2 | E. Koffi | ||
| 3 | J. Matumona | ||
| 5 | T. Ollila | ||
| 7 | D. Gomis | ||
| 24 | J. Dianganga | ||
| 33 | Ibrahim Fomba | ||
| 35 | N. Fondja | ||
| 36 | A. Demouchy | ||
| 39 | Vimoj Muntu Wa Mungu |
| # | Milieux | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| 4 | D. Louiserre | ||
| 8 | F. Da Silva | ||
| 11 | T. Averlant | ||
| 20 | S. Ben Brahim | ||
| 21 | T. Ahile | ||
| 22 | B. Bokangu | ||
| 25 | T. Ducrocq | ||
| 31 | J. Matondo | ||
| 37 | T. Matondo | ||
| 38 | E. Aucan |
| # | Attaquants | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| 10 | A. Hemia | ||
| 17 | A. Samoura | ||
| 18 | S. Kielt | ||
| 20 | I. Miraoui | ||
| 23 | J. Chamakh |