Histoire
La Jeunesse sportive de Kabylie (en kabyle : Ilemẓiyen inaddalen n leqbayel, en caractères tifinaghs : ⵉⵍⵎⵥⵢⵏ ⵉⵏⴰⴷⴰⵍⵏ ⵏ ⵍⵇⵠⴰⵢⵍ, en arabe : شبيبة القبائل), couramment abrégée en JS Kabylie ou JSK, est un club omnisports algérien fondé le 2 août 1946 et basé à Tizi-Ouzou en Kabylie.
Créée pendant la période coloniale, la JSK évolue dès sa fondation en 1946 au sein de la Ligue d'Alger de Football Association (LAFA), laquelle organise des championnats annuels confrontant des clubs majoritairement composés de colons à des clubs majoritairement musulmans. Répondant à l'appel au boycott lancé par le Front de Libération National, la JS Kabylie cesse comme tous les autres clubs musulmans de participer aux compétitions coloniales en 1956.
Rapidement après l'indépendance de l'Algérie, le club parvient à accéder à l'élite du football national et intègre, en 1969, la Division 1. N'ayant jamais été reléguée de son histoire, la JS Kabylie a atteint une longévité record au sein du Championnat d'Algérie (58ème saison consécutive dans l'élite) où elle a eu tôt fait de s'imposer, remportant son premier titre dès la saison 1972-1973 et parvenant à le conserver l'année suivante.
Considéré comme le plus grand club de football d'Algérie, la JS Kabylie a accumulé de multiples trophées et son palmarès est le plus étoffé de tout le pays, tant sur le plan national (21 titres nationaux). Il s'agit d'un record qu'elle partage avec le CR Belouizdad.
Sacré champion d'Algérie à 14 reprises en 56 participations consécutives, elle est l'équipe la plus titrée dans cette compétition. Elle a remporté 5 fois la Coupe d'Algérie, parvenant même à réaliser le doublé Coupe-Championnat lors de ses premier et deuxième succès, en 1977 et 1986 et s'est adjugée une Supercoupe d'Algérie en 1992. Connaissant des performances en berne depuis une quinzaine d'années et son dernier sacre en championnat d'Algérie lors de la saison 2007-2008, la Coupe d'Algérie 2011, et, plus récemment, la Coupe de la Ligue 2021 sont les deux derniers titres qu'elle a remportés.
Sur la scène internationale, le palmarès de la JS Kabylie surpasse celui de tous ses rivaux algériens. Comptant parmi les clubs africains les plus couronnés dans les compétitions continentales, elle s'est distinguée par deux victoires en Ligue des champions de la CAF en 1981 et 1990. Elle décrocha ensuite la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe lors de l'édition 1995 avant de réussir un triplé historique en soulevant la Coupe de la CAF trois fois d'affilée, lors des éditions 2000, 2001 et 2002 ainsi que la Supercoupe d'Afrique en 1982. En outre, elle a également disputé deux finales continentales sans les remporter (Supercoupe de la CAF 1996 et la Coupe de la Confédération 2021).
Ce bilan aussi prolifique que complet (7 titres continentaux accumulés en l'espace de deux décennies dans tous les niveaux de compétition : C1, C2, C3 et Supercoupe) lui vaut d'être classée par la CAF au rang des dix meilleurs clubs africains du XXe siècle et d'être considérée par l'IFFHS comme l'un des meilleurs clubs africains du siècle précédent.
Ce club dont la popularité s'étend bien au-delà des frontières de Tizi Ouzou est supporté avec ferveur dans toute la Kabylie. Son histoire et ses couleurs sont très présentes dans l'imaginaire populaire et le folklore kabyles. Elles participent d'une symbolique transcendant le domaine sportif et sont souvent revendiquées comme un marqueur identitaire de la cause berbère.
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Les premiers balbutiements du club (1929-1946)
Dans les années 1920, les jeunes Kabyles qui s'adonnaient à la pratique du football dans les rues de la ville de Tizi-Ouzou avaient organisé un mini championnat inter quartier sous la houlette d'Ahmed Astouati. Chaque quartier de la ville haute (la ville indigène, taddart ou tribu) avait son équipe ; participaient à ce tournoi, les jeunes des quartiers d'Aïn Hallouf, Tazegourt, Ihammoutène, Zellal et Tabnahlit. C'est de ces quartiers que sortira un groupe de jeunes qui aspirait à la création d'un club de football différent de l'Olympique de Tizi-Ouzou, club créé par les Européens d'Algérie. Ces jeunes formèrent une sélection de quartier composée des frères Mesbahi Saïd et Ramdane, des frères Rafaï Mohamed et Hocine, Harchaoui Omar, Zemirli Saïd, Souibes Rabah, Loukab Mohamed, Mekacher Amar, Boussad Ouamar, Mammar Mohamed, des cousins Hammoutène Abderezak et Mohamed, Belhadj Khelifa, Chabaraka Ahmed, Assas Hocine, regroupés autour de leur doyen Chikhaoui Mohamed Seghir alors âgé de vingt ans, pour créer une société sportive afin de participer à un championnat officiel.
Le Rapid Club de Tizi-Ouzou (1929-1932)
Dès le début de l'année 1929 et après moult difficultés, les jeunes kabyles qui s'étaient regroupés pour former une association sportive, parvinrent à finaliser et déposer leur statut. La société sportive dénommée Rapid Club de Tizi-Ouzou était née, le nom de l'association était emprunté au club autrichien du Rapid Vienne, ainsi que ses couleurs : vert et blanc. La déclaration de l'association apparaît également dans le JORF. Pour les Frais d'engagements au championnat de la saison 1929-1930 et l'achat d'équipement, chaque sociétaire ramènera son propre équipement (souliers, bas, short). Pour ce qui est des maillots et des frais, ils furent l'objet d'une quête auprès de leurs parents, alliés et amis et chez certains notables du village. Le ballon de football fut acheté et offert gracieusement par Chikhaoui Mohamed Seghir, capitaine de l'équipe.
La première saison fut très difficile non pas du point de vue des résultats sportifs mais du point de vue financier. L'argent manquait cruellement, c'est alors que conscient qu'ils ne pouvaient pas s'en sortir seuls ; ils prirent contact avec des personnalités de la ville à même de leur apporter une aide financière et une représentativité auprès de l'administration pour avoir une éventuelle subvention et certaines facilités d'accès au stade municipal pour les entraînements. C'est ainsi qu'ils confièrent leur association à Nouri Mohamed Saïd;nj élu président et à Derridj Idir et Kezzoul Ahmed chargés des finances et de l'administration. Les fonctions d'assesseur sont occupées par les joueurs eux-mêmes chargés notamment du matériel et de l'organisation. Belhadj Khelifa et Chikhaoui Mohamed Seghir sont chargés du volet technique (entraîneurs).
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Effectif
| # | Gardiens | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| 16 | A. Guendouz | ||
| S. Benrabah |
| # | Défenseurs | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| 6 | T. Cherifi | ||
| 17 | M. Hamidi | ||
| 20 | M. Madani | ||
| 23 | N. El Abd | ||
| 24 | C. Boulkaboul | ||
| 26 | A. Sadahine | ||
| 28 | R. Benchaa | ||
| A. Abeid | |||
| Abdellah Bendouma | |||
| R. Bouaouiche |
| # | Milieux | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| 8 | J. Bada | ||
| 10 | B. Bouamama | ||
| 25 | S. Benchamma | ||
| M. Bott | |||
| Y. Izem | |||
| A. Msanga |
| # | Attaquants | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| 7 | M. Soukkou | ||
| 9 | B. Messaoudi | ||
| 11 | L. Akhrib | ||
| 21 | A. Belhocini | ||
| 27 | O. Malki | ||
| Yannis Lagha | |||
| A. Mahious | |||
| I. Tichtich |