Histoire
Le Nîmes Olympique (ou NO) est un club de football français fondé en 1937 et situé à Nîmes. Sans pouvoir en revendiquer l'héritage, il fait suite à la disparition en 1937 du Sporting Club nîmois, ancien club professionnel de la ville fondé en 1901.
Une décennie après la création du club, le NO remporte son premier titre en 1950. Sacré champion de deuxième division, il accède alors pour la première fois de son histoire à la première division. Dans les années 1950, les Nîmois s'installent parmi les meilleures équipes de l'élite française : barrés par le Stade de Reims, ils terminent successivement trois fois vice-champions de France. Dans les années 1960, ils participent à deux finales de Coupe de France et connaissent une brève descente en deuxième division durant une saison. La décennie suivante est marquée par les premières rencontres européennes du club ainsi qu'une nouvelle place de vice-champion en 1972.
Durant les années 1980, cette période faste s'estompe et se caractérise par une installation du club gardois en Division 2. Bien que renforcé par des recrutements onéreux qui lui permettent de retrouver l'élite en 1991, le NO s'enlise par la suite et prend part pour la première fois de son histoire à la troisième division en 1995. Paradoxe de cette lente descente, le club nîmois participe à une finale de Coupe de France en 1996, devenant le premier club de troisième division à atteindre ce stade de la compétition et lui permettant ainsi, la saison suivante, de retrouver des rencontres européennes. Nonobstant un retour en Division 2 en 1997, le Nîmes Olympique redescend en troisième division dans les années 2000 et perd son statut professionnel pour la première fois depuis soixante ans.
Les années 2010 voient le club languedocien se stabiliser en Ligue 2 après avoir retrouvé cette division en 2008. Malgré plusieurs changements de président et une suspicion de matchs arrangés en 2014, le Nîmes Olympique revient en Ligue 1 en 2018 mais ne parvient pas à s'y installer longuement. Au début des années 2020, le NO connaît trois descentes en l'espace de cinq saisons et évolue pour la première fois de son histoire en quatrième division.
Le club est présidé depuis juillet 2025 par Thierry Cenatiempo, actionnaire majoritaire depuis la même année. Il est entraîné depuis mai 2026 par Helder Esteves. Les joueurs évoluent en National 2 et sont surnommés les « Crocodiles », référence à l'emblème de la ville et à son histoire.
Dès 1937, le stade Jean-Bouin accueille les rencontres à domicile du club gardois jusqu'à la fin des années 1980, avant d'être détruit quelques années plus tard. De 1989 à 2022, le Nîmes Olympique évolue au stade des Costières. En décembre 2022, le club s'installe au stade des Antonins dans l'attente d'une nouvelle enceinte en lieu et place des Costières.
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Origines (1937-1949)
Le Sporting Club nîmois (SCN), fondé en novembre 1901, participe en 1932 au premier championnat de France de football professionnel. En juin 1935, le club abandonne son statut professionnel à la suite d'importantes difficultés financières. Sa dissolution définitive s'opère en 1937 : à la fin de l'existence du club, les dirigeants du SCN rendent impossible la reprise du club à un éventuel successeur. Cette décision empêche le Nîmes Olympique, futur club professionnel de la ville, de prendre officiellement la suite du Sporting Club nîmois.
Rapidement, de nombreuses personnalités locales, dont certaines liées au SCN, souhaitent retrouver un club de football professionnel dans la ville. En janvier 1937, une réunion est organisée devant le grand public afin de faire émerger une nouvelle entité à Nîmes. Le Nîmes Olympique est fondé le 2 avril; le 6 avril, une conférence de presse dévoile le fonctionnement du nouveau club tandis que le 10 avril, l’association Nîmes Olympique est déclarée à la préfecture (laquelle est publiée au journal officiel le 21 avril). Bien que partant sans passif, le club organise divers évènements avant la période estivale afin d'obtenir des moyens de financement. Le 4 juin, la participation du Nîmes Olympique à la deuxième division professionnelle (Division interrégionale) est acceptée, et le 1er juillet, l'arrivée d'Harry Ward en qualité d'entraîneur-joueur est officialisée.
Pour la première saison du nouveau club, l'effectif réunit majoritairement des joueurs de la région. Plusieurs d'entre eux sont passés par le SCN comme l'Anglais Ward. Il connaît des débuts difficiles comme en témoigne le premier match amical perdu contre le SO Montpellier (1-5) le 8 août et la première rencontre officielle où l'AS Saint-Étienne s'impose deux buts à zéro le 22 août. En terminant derniers de leur poule, les Nîmois se retrouvent dans un groupe de « complément » où ils finissent septième. Lors de la saison 1938-1939, et bien que marquée par le décès d'un de ses joueurs à la fin d'un match, l'équipe finit quatorzième en étant performante à domicile (une seule défaite au stade Jean-Bouin).
Avec l'arrivée de la Seconde Guerre mondiale, l'effectif nîmois est déstabilisé par le départ de joueurs mobilisés à l'instar du nouveau président Jean Chiariny. Difficilement, Marcel Gébelin, joueur-entraîneur de 1939 à 1942, et Robert Peyronnier, qui gère temporairement le club, arrivent à reconstituer une équipe. Durant cette période, le NO évolue dans le championnat de guerre et effectue quelques prestations en Coupe de France où il atteint les demi-finales en 1943. La même année, le régime de Vichy, par le biais du directeur des sports Joseph Pascot, interdit toute section professionnelle : Nîmes continue sous statut amateur et se voit déposséder de joueurs ralliant l'équipe fédérale Montpellier-Languedoc pour la saison 1943-1944. Le club gardois redevient professionnel lors de la saison 1944-1945 et prend part de nouveau au championnat de guerre.
Après le retour de captivité de Chiariny, la saison 1945-1946 se ponctue par une quatrième place en deuxième division. Sous la direction de l'entraîneur René Dedieu, le club se stabilise ensuite en obtenant des places dans le milieu du classement (9e en 1947, 13e en 1948). La saison 1948-1949 marque l'arrivée de joueurs confirmés comme Marcel Rouvière, Kader Firoud, Stéphane Dakowski et Stanislas Golinski. Décevante dans un premier temps, l'équipe connaît un regain de forme en cours de saison à la suite de l'intronisation de Pierre Pibarot: le club termine cinquième de son championnat et parvient en quart de finale de la Coupe de France en s'inclinant face au futur vainqueur de la compétition, le Racing Club de Paris.
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Effectif
| # | Gardiens | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| L. Dias | 1 | 0 | |
| V. Malafosse | 13 | 0 | |
| C. Masse | 0 | 0 | |
| A. Nazih | 9 | 0 | |
| P. Rothacher | 3 | 0 |
| # | Défenseurs | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| M. Gas | 0 | 0 | |
| L. Guerlesquin | 1 | 0 | |
| K. Guessoum | 1 | 0 | |
| A. Hamadache | 1 | 0 | |
| J. Konango Mbon | 17 | 1 | |
| R. Nasraoui | 20 | 0 | |
| M. Paget | 2 | 0 | |
| S. Sadzoute | 1 | 0 | |
| T. Seguin | 0 | 0 |
| # | Milieux | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| H. Abarbi | 0 | 0 | |
| W. Antonio | 20 | 1 | |
| A. Azzabi | 13 | 0 | |
| I. Boudache | 25 | 6 | |
| Y. Debbarh | 0 | 0 | |
| T. Gomes | 1 | 0 | |
| A. Gourdon | 4 | 0 | |
| H. Halifa | 7 | 0 | |
| J. Iafrate | 20 | 0 | |
| L. Ivaldi | 6 | 0 | |
| M. Khalid | 22 | 2 | |
| A. Lafhal | 17 | 0 | |
| M. Zampa | 8 | 0 |
| # | Attaquants | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| M. Doucouré | 3 | 0 | |
| S. El Ftouhi | 23 | 11 | |
| M. Fauconnier | 1 | 0 | |
| R. Garcia | 2 | 0 | |
| M. Jourdan | 20 | 3 | |
| N. Mukiele Muliere | 11 | 3 | |
| E. Noel | 9 | 1 | |
| A. Panafieu | 0 | 0 | |
| T. Santucci | 1 | 0 | |
| M. Thomas | 21 | 1 | |
| O. Traore | 1 | 0 |