France

Olympique de Valence

FranceFondation: 2014Entraîneur: M. Vivant

Histoire

L'Olympique de Valence est un club de football français fondé en 1992 et situé à Valence.

Le club est créé par la fusion du Football Club de Valence et de l'Union sportive de la jeunesse d'origine arménienne de Valence, qui évoluaient ensemble depuis cinq saisons en Division 3. La fusion a lieu alors que l'USJOA Valence gagne sa promotion en Division 2, niveau que le FC Valence avait atteint lors de la saison 1984-1985.

Le nouveau club prend le nom d'Association sportive d'origine arménienne de Valence et démarre en Division 2 pour la saison 1992-1993. Le club change de nom en 2005 en Association sportive de Valence à la suite d'un dépôt de bilan, puis en 2014 en Olympique de Valence à la suite d'un nouveau dépôt de bilan.

Le club, actuellement présidé par Alain Palacci, évolue en Régional 1 depuis la saison 2024-2025.

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Genèse

L'Union sportive de la jeunesse d'origine arménienne de Valence est fondé au début des années 1920 par des Arméniens fuyant le génocide arménien de 1915. Une communauté importante s'installe à Valence. L'Union sportive de la jeunesse d'origine arménienne évolue alors au Stade de la Palla, dont la pelouse est régulièrement bénie par le diacre de l'Église apostolique arménienne.

L'ascension en Division 2

Promus pour la première fois en division d'honneur en 1975, les Bleu et Blanc s'y maintiennent cinq saisons, rejoignant alors les voisins du Football Club Valence. En 1977-1978, l'Union sportive de la Jeunesse d'origine arménienne évolue pour la dernière fois au même niveau que le Football Club de Valence avant un certain temps. Les Arméniens peinent à se maintenir en division d'honneur. Surprenant 5e en division d'honneur la saison suivante, l'Union sportive de la Jeunesse d'origine arménienne de Valence est relégué douze mois plus tard. Pierre « Osky » Boyadjian est porté à la présidence en 1981.

En 1984, le club est relégué en promotion d'honneur après un nouveau passage en division d'honneur (1983-1984). Pierre Ferrazzi arrive en tant qu'entraîneur au club. Sous sa conduite, les joueurs du club arménien de Valence retrouvent la joie de jouer et les victoires s'enchaînent. Mettant particulièrement l'accent sur le plaisir, Pierre Ferrazzi obtient des résultats extraordinaires, passant de la promotion d'honneur à la Division 2, en l'espace de sept saisons.

La fusion entre le FC Valence et l'USJOA

Pierre Boyadjian quitte son poste de président lors de l'année 1991.

Souvent évoquée, jamais réalisée, la fusion entre le Football Club Valence et l'Union sportive de la Jeunesse d'origine arménienne s'impose. Elle donne naissance en 1992 à l'Association sportive d'origine arménienne de Valence qui adopte les couleurs rouges du Football Club de Valence et permet au club de franchir le cap du professionnalisme, à nouveau obligatoire en Division 2.

Arthur Artinian, président de l'Union sportive de la Jeunesse d'origine arménienne depuis 1991, hérite de la présidence du « nouveau » club. Cette fusion va permettre également à l'Association sportive d'origine arménienne de Valence de posséder un nouveau stade, le stade Georges-Pompidou. Cette enceinte est moins « chaude » que le stade de la Palla avec la piste d'athlétisme, mais permet l'accueil de 14 380 personnes dans de meilleures conditions.

L'ASOAV va réaliser son premier coup en arrivant en 1/4 de finale de la Coupe de France lors de la saison 1995-1996, battue par le futur vainqueur, l'AJ Auxerre (0-2), puis réalisera son meilleur classement en Division 2 lors de la saison 1997-1998 en finissant 7e sur 22, sous la houlette de Léonce Lavagne qui partira à la fin de la saison.

Il est remplacé par Bruno Metsu pour une durée de trois ans.

De 1998 à 2000: un fiasco sous l'ère Metsu

L'ASOAV va connaître la pire période de son histoire, deux années de crise sportive avec consécutivement 2 relégations, une première en 1999 en football avec une 18e place mais un repêchage à la suite de l'interdiction de montée du Gazélec Ajaccio (en raison d'une loi relative au nombre d'habitants), sept défaites à domicile en championnat, des éliminations prématurées en Coupe de France (défaite à Dijon, alors en National, 0-2) et en Coupe de la Ligue face au Toulouse FC (0-0, 2-4 tab). Le départ de certains joueurs cadres (dont Noguerra, Bill Tchato, Celdran) remplacés par des jeunes moins expérimentés explique sans doute ce fiasco.

La saison suivante, de 1999 à 2000 sera encore plus terrible malgré une intersaison marquée par des moyens financiers sans précédent à la suite du transfert d'Olivier Sorlin à Montpellier et un profond renouvellement de l'effectif avec l'arrivée de joueurs comme Robert Malm, Éric Assadourian, William Loko, et le retour de Philippe Celdran. Malgré un bon début de saison, l'équipe va retomber dans ses travers de la saison précédente avec des lacunes défensives et ne connaîtra plus la victoire en championnat de septembre 1999 à janvier 2000, ni le moindre succès à l'extérieur tout au long de la saison. Bruno Metsu démissionne en novembre et est remplacé par son adjoint Denis Zanko jusqu'au terme de la saison. Le club est rapidement hors compétition des coupes nationales, battu en Coupe de la Ligue dès le premier tour à Beauvais, club de National (2-2, 4-5 tab) et en Coupe de France en 1/16 de finale contre Pontivy, club de CFA sur le score de 1-2. Il finit avant-dernier du championnat et descend en National.

Saisons 2000-2003: la renaissance avec Notheaux

Cette nouvelle saison en National commence très mal pour l'ASOAV, qui débute par 4 défaites consécutives au mois d'août et provoque le départ de Denis Zanko. Didier Notheaux est alors rappelé à la rescousse dans un club en plein doute depuis 2 ans. Les supporters du club ne savent pas alors que cette saison sera celle de la renaissance pour le football valentinois.

En effet, sous son encadrement, l'équipe se reprend et va décrocher 31 pts sur 15 matchs en étant 4e à la trêve. De plus, en décembre, l'ASOAV apprend qu'elle affrontera le champion de France en titre, l'AS Monaco, en 1/32 de finale de la Coupe de France.

La reprise en janvier 2001 va être marquée par deux exploits retentissants, pour la première fois de son histoire, l'ASOAV se qualifie en 1/8 de finale de la Coupe de la Ligue le 4 janvier chez l'AS Cannes (2-1) en tant que Petit Poucet de l'épreuve avec Amiens, autre équipe de National et le 20 janvier élimine l'AS Monaco 1-0 devant 15000 spectateurs. Une euphorie s'empare de la ville et va monter d'un cran lors de la réception du FC Nantes, futur champion de France, lors des 1/8 de finale de la Coupe de la Ligue. L'ASOAV va mener un match mémorable en ne cédant qu'aux tirs au but et après être revenue au score dans les arrêts de jeu (1-1, 2-4 tab). En Coupe de France, l'équipe ira jusqu'en 1/8 de finale battue à domicile par le futur vainqueur, le RC Strasbourg (0-2). Ce parcours en coupe handicapera l'équipe pour la suite du championnat et ne permettra pas à l'ASOAV de mener la bataille pour remonter en L2. Le club termine finalement 10e de National mais voit son blason complètement redoré par cette saison.

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